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Relire un texte avant de le publier

Collez une légende Instagram, une plaquette, votre fiche Google ou un courrier : Merci Solange vous signale les mots à risque et vous propose par quoi les remplacer.

Vous écrivez beaucoup de textes qui ne passent pas par Merci Solange : une légende Instagram, une plaquette imprimée chez un imprimeur, la description de votre fiche Google, un courrier à une entreprise, le titre d'un atelier. Votre site et vos supports imprimés, eux, sont déjà relus automatiquement, pas ces textes-là.

Le menu Relecture de vos textes comble ce trou. Vous collez votre texte, vous cliquez sur Relire, et vous voyez en quelques secondes ce qui pourrait vous mettre en difficulté, pourquoi, et par quoi le remplacer.

Votre texte ne quitte pas votre appareil. La relecture s'exécute dans votre navigateur : votre texte n'est ni transmis à nos serveurs, ni enregistré. Nous mesurons seulement le nombre de points signalés et leur niveau, pour savoir si l'outil sert ; jamais votre texte, jamais les mots relevés.

1. Comment s'en servir

  1. Ouvrez Relecture de vos textes dans le menu de gauche.
  2. Collez votre texte dans le grand champ.
  3. Cliquez sur Relire.
  4. Lisez les points signalés. La plupart portent un bouton Remplacer, qui applique directement la formulation proposée dans votre texte. Deux points font exception, « certifié RNCP » et « éligible au CPF » : ils ne se remplacent pas par un mot, ils se vérifient sur la fiche France Compétences de votre certification, ou se retirent.
  5. Cliquez sur Copier le texte corrigé, et collez-le là où vous vouliez le publier.

Vous pouvez relire autant de textes que vous voulez, aussi souvent que vous voulez, dans la limite de 20 000 caractères par texte.


2. Les quatre niveaux de signalement

Chaque point signalé porte une pastille de couleur.

PastilleCe que ça veut dire
InterditUn mot réservé aux professions de santé. L'employer peut se lire comme un exercice illégal de la médecine.
TrompeurUne affirmation qui laisse croire à une reconnaissance ou à un remboursement qui n'existe pas.
À éviterUne promesse de résultat, ou un mot qui entretient la confusion avec le soin médical.
À vérifierUn titre réglementé, comme « ostéopathe » ou « psychologue ».
« À vérifier » n'est pas un reproche. Ces titres sont réservés aux personnes qui détiennent le diplôme correspondant. Si c'est votre cas, gardez-le : c'est votre métier, et rien n'est bloqué. Le signalement est là pour la situation inverse, où le mot a été écrit sans y penser.

3. Ce que la relecture vérifie

  • Les mots réservés aux professionnels de santé : « diagnostic », « prescription », « guérir », « soigner », « pathologie », « patient », « ordonnance »…
  • Les promesses de résultat : « garanti », « 100 % efficace », « résultats certains », « en 3 séances », « sans effort », « scientifiquement prouvé ».
  • Les appellations trompeuses : « médecine douce », « remboursé par la Sécurité sociale », « éligible au CPF », « certifié RNCP », « praticien de santé ». Pour le RNCP et le CPF, la relecture ne dit pas que la mention est fausse : elle vous demande de vérifier la fiche France Compétences de votre propre certification avant de l'annoncer.
  • Les titres réglementés : psychologue, psychothérapeute, ostéopathe, chiropracteur, diététicien, masseur-kinésithérapeute, ainsi que « Docteur » et « Dr ».

La relecture tient compte de la phrase autour du mot. Écrire « je ne guéris pas » ou « demandez l'avis de votre médecin » ne déclenche rien : ce sont au contraire les formulations qui vous protègent, et il ne faut surtout pas les retirer.

Il en va de même quand vous renvoyez vers un confrère : « en cas de douleur persistante, consultez un ostéopathe », « adressez-vous à un diététicien » ou « orientez-vous vers un psychologue » ne sont jamais signalés. Ce qui compte, c'est le titre que vous vous attribuez : « Ostéopathe et naturopathe à Voreppe » est signalé, la phrase qui recommande d'aller en voir un ne l'est pas. De la même façon, les noms de métier non réglementés les plus courants ne sont jamais signalés : hypnothérapeute, sophrologue, naturopathe, réflexologue, art-thérapeute, kinésiologue, psychopraticien, énergéticien, magnétiseur et une trentaine d'autres. Si le nom de votre métier ressort quand même, ce n'est pas une faute de votre part : signalez-le nous, nous l'ajoutons à la liste.


4. Ce que la relecture ne vérifie pas

Soyons clairs sur les limites, parce qu'un outil dont on surestime la portée est pire qu'un outil qu'on n'utilise pas.

  • Ce n'est pas un avis juridique. C'est une liste de mots et de formulations à risque, pas l'analyse d'un avocat. En cas de doute réel, faites relire votre texte par un professionnel du droit.
  • Elle ne juge pas le fond. Un texte peut ne contenir aucun mot signalé et rester une allégation excessive dans son ensemble.
  • Elle ne connaît pas votre situation. Elle ignore si vous détenez un diplôme, ce que couvre votre assurance, et ce que dit votre fédération.
  • Elle ne corrige pas l'orthographe ni le style.
  • Elle ne relit que ce que vous collez. Elle ne va pas chercher vos publications existantes.
  • Un texte sans aucun signalement n'est pas un texte validé. « Rien à signaler » veut dire « aucun des mots que nous surveillons n'apparaît », pas « vous pouvez publier les yeux fermés ».
Prenez l'habitude d'y passer vos légendes avant publication, surtout les jours où vous écrivez vite. C'est là que les mots réservés sortent tout seuls.

5. Et mon site, et mes supports imprimés ?

Ils sont déjà relus, automatiquement et au bon moment :

La relecture de vos textes est faite pour tout le reste : ce que vous publiez ailleurs, et que personne ne relisait.